Créer une certification au Répertoire spécifique : les repères essentiels pour cadrer son projet

Vous envisagez de faire enregistrer une certification au Répertoire spécifique ? Avant de rédiger un référentiel ou de constituer un dossier de demande, plusieurs questions doivent être tranchées : quel besoin professionnel la certification vient-elle résoudre ? Quelle compétence doit-elle réellement attester ? À quel public s’adresse-t-elle ? Et comment sa maîtrise sera-t-elle évaluée ?

Pour vous aider à poser les premières bases de votre projet, Edulead Solutions met à votre disposition une fiche pratique présentant les principaux repères à connaître avant de vous lancer.

Former n’est pas certifier

Une formation organise un apprentissage. Une certification atteste, à l’issue d’une évaluation, qu’une personne maîtrise effectivement une compétence professionnelle.

Cette distinction a des conséquences très concrètes sur la construction d’un projet de certification. Le programme de formation ne doit pas servir de point de départ au référentiel. Il convient d’abord d’identifier :

  • les situations professionnelles concernées ;
  • les compétences effectivement mobilisées ;
  • les productions ou actions permettant d’en observer la maîtrise ;
  • les critères sur lesquels reposera la décision du jury.

Le bon ordre de conception est donc le suivant : Situations de travail → Compétences → Évaluation → Programme de formation

Six questions à traiter avant d’écrire le référentiel

Avant d’engager la rédaction du dossier, le projet doit apporter une réponse suffisamment précise à six questions.

1. Quel besoin professionnel la certification résout-elle ?

Le projet doit répondre à un besoin objectivé par des évolutions d’activité, des pratiques professionnelles, des attentes d’employeurs ou des transformations réglementaires, technologiques ou organisationnelles.

2. Pourquoi relève-t-il du Répertoire spécifique ?

Le Répertoire spécifique vise des compétences complémentaires ou transversales, des spécialisations ou certaines activités professionnelles autonomes. Il n’a pas vocation à certifier un métier complet, qui relève plutôt du RNCP.

3. À quels professionnels s’adresse-t-il ?

La mention « tout public » ne permet pas de caractériser une cible. Il est nécessaire d’identifier les professionnels concernés, leur situation de travail et l’usage qu’ils feront de la compétence.

4. Quels prérequis sont réellement nécessaires ?

Les prérequis doivent être proportionnés au niveau de maîtrise attendu et pouvoir être vérifiés. Il faut également distinguer les conditions d’entrée en formation des conditions d’accès à l’évaluation certificative.

5. Quelle compétence doit être certifiée ?

Le périmètre doit être suffisamment resserré pour correspondre à une compétence ou à un ensemble indissociable de compétences mobilisées en situation professionnelle. Les chapitres d’un programme de formation ne constituent pas automatiquement des compétences à certifier.

6. Comment la maîtrise de la compétence sera-t-elle prouvée ?

L’évaluation doit placer le candidat dans une situation permettant d’observer ce qu’il sait effectivement réaliser. Les productions attendues, les critères, les indicateurs et les conditions de réussite doivent être définis avant l’expérimentation du dispositif.

Ce que vous trouverez dans cette fiche pratique

Cette fiche synthétique vous permettra notamment de :

  • vérifier que votre projet relève bien du Répertoire spécifique ;
  • distinguer public cible et prérequis ;
  • construire un intitulé de certification adapté ;
  • formuler une compétence autour d’un verbe d’action, de moyens et d’une finalité professionnelle ;
  • structurer une évaluation observable et reproductible ;
  • identifier les preuves à réunir avant le dépôt ;
  • organiser le projet en quatre phases : cadrage, architecture, expérimentation et consolidation ;
  • repérer les premiers chantiers à engager.

Elle présente également plusieurs erreurs fréquentes : construire le référentiel à partir du programme, retenir un périmètre trop large, recourir uniquement à un QCM ou s’appuyer sur des preuves trop générales pour démontrer la valeur d’usage de la certification.

À qui s’adresse cette ressource ?

Cette fiche a été conçue pour :

  • les organismes de formation et CFA ;
  • les établissements d’enseignement supérieur ;
  • les branches et organisations professionnelles ;
  • les experts métiers souhaitant valoriser une compétence professionnelle ;
  • les porteurs d’un premier projet de certification ;
  • les organismes préparant le renouvellement ou le repositionnement d’une certification existante.

Elle peut être utilisée comme support d’autodiagnostic, comme trame pour une première réunion de cadrage ou comme document de sensibilisation à partager avec les experts métiers associés au projet.

Télécharger la fiche

Certifier une compétence au Répertoire spécifique – Les repères essentiels pour cadrer votre projet RS

  • Format : PDF
  • Nombre de pages : 4
  • Mise à jour : septembre 2026
  • Références : Vademecum RNCP et RS de France compétences, janvier 2026

Cette ressource constitue un point de départ pour structurer la réflexion. Elle ne remplace ni l’analyse spécifique du projet ni la consultation complète du Vademecum de France compétences.

Vous souhaitez sécuriser votre projet de certification ?

Edulead Solutions accompagne les organismes dans le cadrage de leur projet, l’analyse de son opportunité, la conception des référentiels, l’expérimentation du dispositif et la préparation de la demande d’enregistrement.

Retour en haut